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Courtes Critiques Labo 1 29/01/2007

Posted by paulineateliervideo in Clermont, Critiques, Festivals.
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J’ai personnellement trouvé que la sélection “Labo” était de manière générale la plus stimulante car comme son nom l’indique plus dans la recherche et l’expérimentation. Je vous livre ici quelques impressions.

« Séance L1 » [retrouvez le programme détaillé de cette séance ici ]

Oups ! nous arrivons en retard nous n’avions pas vraiment respecté la règle n°1 (voir article précédent), du coup on rate le premier court programmé…On rentre en catimini pour découvrir :

Guedro, film noir et blanc à l’esthétique intéressante mais qui s’épuise assez vite. La musique d’ambiance et l’image grésillante associées à un univers déjanté plus oppressant que drôle provoque presque une nausée. Quant aux rares dialogues ils tombent à plat. C’est à peine si un soupir de soulagement n’a pas parcouru l’assemblée quand les lumières se sont rallumées.

Trois petites histoires de solitude, est une petite parenthèse mélancolique et elliptique sur toile de fond de paysages désolés. C’est alors que surgit Sushi Japan , tout inspiré du loufoque des mangas avec des personnages délurés hauts en couleurs, un poil de fantastique et une bande son efficace. La salle glousse et applaudit en chœur.

Retour à un univers plus noir ou plutôt gris avec Nouvel Ordre. Une vieille bâtisse digne de la famille Adams. De pièce en pièce, nous découvrons des personnages étranges, un orage pointe à l’horizon, il pourrait bien changer le cours de leurs histoires.

Déviation ou petite crise existentielle d’un guerrier de jeu vidéo ; assez drôle…Dans le monde de Snifer, les hommes doivent porter des chaussures de plomb pour garder les pieds sur terre, et attacher leur ceinture une fois au lit pour ne pas se retrouver coller au plafond – insoutenable légèreté de l’être. Le personnage principal lui n’aspire qu’à s’envoler. Jolie parabole, qui laisse le sourire aux lèvres.

Vient ensuite The Slipperry mountain [la montagne glissante] que les personnages tentent de gravir sans succès, toujours leurs corps chutent avant d’atteindre le sommet de façon assez chorégraphiée, presque dansée. Quelque chose de tragique se dégage amplifié par la nature des images qui ressemblent à celles que l’on voit tous les jours au journal dans les reportages de guerre.

Raymond, le dernier court de la séance fait l’effet d’une petite bombe : très rythmée, pleine de couleurs et d’humour ! Imaginez qu’un laboratoire prétende vous rendre la vie plus excitante – tentant, non ? Après avoir vu les résultats sur Raymond, leur cobaye, il y a quand même matière à réflexion…

Pauline

 

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